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La Libération de L'Etoile (2 et 3 septembre 1944)(Somme)

 
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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 17:15 (2012)    Sujet du message: La Libération de L'Etoile (2 et 3 septembre 1944)(Somme) Répondre en citant

Bonjour,

Voici l'histoire de la libération de l'Etoile (Somme)
Ecrit par : Ghislain LANCEL

Lien: http://g.lancel.free.fr/guerres/liberation1.php

La Libération et les festivités à L'Etoile (2 et 3 septembre 1944) Le 25 août 1944 une très bonne nouvelle circule dans tout le département de la Somme. Un picard de Tailly-l’Arbre-à-Mouches, village situé à 15 km de L’Etoile, le Maréchal Leclerc dit Philippe de Hautecloque au commandement de la 2ème D.B., vient de libérer Paris ! Le 29 août, les Anglais sont à 30 km d’Amiens.

 
situation géographique 
Les allemands repliés derrière la Somme espèrent toujours retarder l’avance des troupes alliées et tentent de résister au pont de la voie ferrée Saint-Frères à la Breilloire. Mais les évènements se précipitent.

Le 30 au soir la région de Beauvais est libérée, le 31 à 2 heures du matin des voitures blindées arrivent dans la banlieue d’Amiens et à 8 heures elles font leur apparition dans Amiens. Continuant leur progression les Anglais libèrent Saint-Ouen le 1er septembre vers 10 heures, Flixecourt puis L'Etoile le lendemain.

La libération de L'Etoile

En fin de matinée de ce samedi 2 septembre, quelques motocyclistes et une jeep anglaise se présentent au pont sur la Somme, côté Condé Folie, mais y sont stoppés puisque ce pont avait été détruit par le génie français en mai 1940.

Les anglais demandent alors l’établissement d’une passerelle prenant appui sur des barques.

Les travaux sont immédiatement entrepris par quelques hommes de bonne volonté en se servant des quelques barques qui étaient restées disponibles tout au long des hostilités sur chacune des berges.

La nouvelle se répand très vite dans la commune et bientôt une grosse partie de la population se masse côté nord pour accueillir ses libérateurs. Grâce à des embarcations se trouvant rive droite le stellien René Flandre et quelques autres traverseront les premiers la Somme pour remercier ces Anglais.

 
Vers midi, route du Pont de L'Etoile, côté Condé
Tendant la main à l'anglais : André CADET
A l'extrême droite : Victor LAGACHE
 
 
 
Vers midi, au Pont de L'Etoile, côté village
La foule vient accueillir ses libérateurs
de l'autre côté du pont détruit
 
Mais la joie sera de courte durée.
En effet des obus allemands tirés semble-t-il par la batterie se trouvant sur les hauteurs de Bouchon viennent tomber dans les abords immédiats du secteur. C’est la débandade. La foule court dans tous les sens se mettre à l’abri des projectiles et bientôt il n’y aura plus âme qui vive dans le secteur… Heureusement on ne déplora aucune victime ! Cette dernière salve d’obus ne sera toutefois qu’un contretemps et à 16 h 20, venant cette fois de Flixecourt, par la Vallée Delattre, ce sont des chars qui entrent triomphalement dans l’Etoile, lesquels s’empressent de déloger les servants de la batterie sur Bouchon. En fait, ils n’y sont déjà plus et l’on apprend que ceux-ci ont préféré prendre la fuite en abandonnant sur place trois des six canons qui étaient présents.

 
Deux des trois canons sur les six qui se trouvaient à Bouchon avant la fuite des allemands 
Après s’être assurés qu’effectivement il n’y a plus un seul allemand à Bouchon les anglais prennent congés des habitants de l’Etoile accourus de toute part pour les accueillir. Tout le long de la traversée de l’Etoile ce ne sont que des scènes d’allégresse : les libérateurs reçoivent des gerbes de fleurs, les femmes essaient de monter sur les tanks pour embrasser les soldats, d’autres manifestent leur joie en agitant des drapeaux et des mouchoirs. Mais il y a de nombreuses autres communes qui attendent la délivrance et dans un vacarme étourdissant les tanks repartent vers d’autres destinations.

 
Vers 16 h 20, le premier tank en provenance de Flixecourt fait son apparition, rue d'Amiens. Sur la photo, il se trouve entre le magasin Flandre (à gauche) et la salle dite du « Bol de Lait ». Trottoir de gauche, avec un tablier blanc et un bras tendu, Mme Marie-Louise Flandre. En face d’elle, mains dans les poches, André Cadet (?) A l’extrême droite, un prisonnier allemand déserteur, qui n'est même pas surveillé ! (Voir aux Compléments photos, le char un peu plus avancé)
 
Le logement des époux Fiévet (Rue au Sac) et le chalet Lancel (111 Rue du 8 Mai), sièges de la kommandantur, avaient vu leurs occupants s’enfuir ainsi que les gardiens du pont de la voie ferrée Saint-Frères. Mais avant leur fuite, ces derniers avaient toutefois miné ce pont privé sur la Somme et le pont suivant de la même ligne, celui surplombant la route, afin qu’ils sautent après leur départ et que soient ainsi ralentis leurs poursuivants après leur retraite. Les FTP n'ont pas eu le temps de désamorcer les engins explosifs du pont Saint-Frères, mais ils réussirent avec le pont routier, préservé à la dernière minute...

Cependant le plus gros de la garnison allemande, basé à la ferme de Moreaucourt, était toujours dans les lieux. Las de la guerre ces soldats n’opposèrent aucune résistance aux FTP - et aux résistants de dernière minute… -, venus les arrêter. On peut même dire qu’ils étaient satisfaits de leur sort et de la fin de guerre… Toutefois sous bonne garde ils traversèrent une bonne partie de la commune sous les regards de nombreux habitants accourus tout le long du parcours. Plusieurs séquences de ces défilés avec les prisonniers furent filmés par M. Décamps (voir le DVD). Une note sur une boite de ses films mentionne "Prisonniers allemands attrapés dans les bois", probablement ceux de Bouchon qui avaient fuis après avoir tiré leur dernière salve d'obus, ou ceux qui s'occupaient des V1 vers Mouflers. Les soldats allemands furent ensuite enfermés dans la salle dite du Bol de Lait, à proximité de l’ancienne école des filles, sous la responsabilité de Olivier Flandre, maire par intérim, suite à la déportation du Dr Eugène Richard. Les soldats furent ensuite dirigés sur Amiens.

 
Peu après le départ des tanks, la quarantaine d’allemands basée à la ferme de l’abbaye de Moréaucourt, sous bonne garde, est presque arrivée à la salle dite du « Bol de Lait ». Ils sont ici photographiés entre les magasin et domicile Flandre. 
L'Equipe association Groupe de Recherche Picardie 1939-1945


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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 17:15 (2012)    Sujet du message: Publicité

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