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Grattepanche pendant la seconde guerre (Somme)

 
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MessagePosté le: Dim 9 Sep - 07:02 (2012)    Sujet du message: Grattepanche pendant la seconde guerre (Somme) Répondre en citant

Bonjour,

Voici l'histoire de la ville de Grattepanche (Somme) pendant la seconde guerre!

Bonne lecture!

1940:

Dès le début des hostilités, les autorités militaires demandèrent à la population de quitter le village (15 mai 1940). Pendant une semaine, toute la population quitta le village. Certains étaient déjà confinés dans leurs caves et dans le « Fort » (les souterrains)

 
L’armée occupait les grandes routes. Les réfugiés prirent le chemin de l'exil en se dirigeant vers les Côtes du Nord. Bien peu y arrivèrent. Les bombes tombaient ferme sur Longueau et Amiens. L’armée vint chercher les dernières personnes qui restaient au village. M. et Mme FUZELLIER ne sont pas allés plus loin qu’Oresmaux. La cave de la maison située au 97 Rue de l'Eglise, a servi d’infirmerie ; 2 pièces de canon français sont restées. L’église fut un lieu de refuge pour de nombreuses familles ; elle servit de dortoir aux troupes. Le Bosquel et Oresmaux furent complètement sinistrés.  
Entre le 15 et le 20 mai, un bombardement atteignit Mme NAVARRE-POCHOLLE Palmyre (la femme de Abel NAVARRE tué en 14). Elle devait décéder le lendemain de ses blessures. On lui fit un cercueil avec une malle trouvée dans son grenier. Elle fut enterrée sous un pommier dans sa pâture car il était impossible d’aller jusqu’au cimetière. Monsieur Henri SOMMERMONT, Maire de l’époque, était présent à ce funèbre enterrement.  
A partir du 25 mai 1940, les troupes partirent d’Alsace, passèrent par Vitry le François, puis Chalons sur Marne, débarquèrent à Creil et se déployèrent jusqu’à Saint Just en Chaussée. 
- Le 27 mai, trois régiments se déployaient sur un vaste arc de cercle au nord et à l’est de Montdidier pour organiser une ligne d’arrêt anti-chars.
- Le 28, on apprit que les armées du nord sont encerclées, on attend l’attaque des blindés dans la Somme.
- Le 29, ordre fut donné de se déplacer d’est en ouest.
- Le 31, le 29ème Régiment d’Infanterie occupait la zone de Loeuilly-Le Bosquel, le 89ème RI se dissimulait dans les bois entre Estrées et Guyencourt. Entre les deux, se déploya le 56ème RI.

La 16ème Division d’Infanterie avait pour mission entre autre d’assurer la liaison entre la 13ème DI en barrant la vallée de la Selle à hauteur de Vers-Bacouel. 
- un premier sous-secteur ouest - 29ème RI – Poste de commandement à notre Dame des Vertus.
- un deuxième sous-secteur - 56ème RI – PC à Rumigny.
- sur la ligne d’arrêt anti-chars – poste de commandement à Grattepanche- une compagnie à Grattepanche, une à Hébécourt et une à Saint-Sauflieu.
- un troisième sous-secteur – 89ème RI – PC au chalet du bois de Boves.

Du 1er au 4 juin, la mission était de tenir sur place sans esprit de recul (général WEYGAND). Le front était de grande dimension : Dury-Saint-Sauflieu : 14 kilomètres - Grattepanche-Estrées : 7 kilomètres. Il n’y avait pas d’obstacles naturels entre la Selle et l’Avre pour arrêter les chars ennemis, à part le Bois Impérial de Dury et le bois de Boves. Remarque : La comparaison entre le nombre de canons anti-chars et le front à défendre met bien en valeur la faiblesse de nos moyens. 
 
Du 5 au 6 juin, à 4 H. du matin, l’artillerie allemande commença le bombardement des organisations défensives de Dury, Saint-Fuscien, Cagny. Les communications téléphoniques furent coupées. Les tirs étaient répartis sur la ligne d'arrêt Rumigny-Sains. Les défenseurs furent surpris par l’ampleur des moyens mis en action par les Allemands : chars, armes anti-chars, aviation. A 8 heures le PC d’Oresmaux signala l’approche des chars venant de la direction de Grattepanche. Remarque : On apprendra plus tard que de nombreux chars étaient apparus à l’est et au nord de Grattepanche et qu’à 7 H., le commandant du PC achevait son compte rendu par ces mots : « Je ne puis terminer ce compte-rendu, les chars attaquent Grattepanche »
A 10 H.30, des chars venant de Grattepanche se dirigèrent sur Oresmaux et sur Saint-Sauflieu tandis que l’aviation ennemie bombardait ces deux villages.
Entre 14 H. et 15 H., une accalmie se produisit ; la situation étaitextrêmement grave pour nos troupes, les renseignements passaient mal. Attaques et contre-attaques se succèdaient, surtout au niveau d’Oresmaux.
A la tombée de la nuit, de nombreuses fusées blanches montèrent dans le ciel en direction de Grattepanche-Sains ; c'étaient les chars ennemis qui se repliaient vers le nord. L’ennemi occupait Grattepanche.
D’après M. François VASSELLE, au cours de cette bataille, le souterrain servit d’abri aux troupes françaises. Le 5 juin, un détachement du 56ème RI fut encerclé dans Grattepanche par l’avancée des chars allemands. Le poste de commandement du commandant MITTLER qui s’y trouvait y fut bloqué avec une trentaine d’hommes. Les Allemands tinrent l’entrée sous leurs feux et y jetèrent des grenades. La profondeur du souterrain permit aux Français de se protéger et il n’y eut aucune perte. Le commandant MITTLER et ses hommes furent libérés le soir même par la contre-attaque française.
Partant de là, les allemands attaquèrent Oresmaux qui résistait encore. Les centres de résistance, coupés les uns des autres, furent réduits successivement surtout à cause de la supériorité des moyens de l’adversaires. Les pertes étaient considérables.
   
1944:

En 1944, la population et les réfugiés s’abritèrent dans les souterrains. Ils y firent quelques aménagements, percèrent une galerie et une cheminée d’aération supplémentaire.

Le retour d’évacuation dura entre 3 semaines et 3 mois, selon les cas. Au retour, il y avait des bêtes vivantes dans tous les prés mais aussi des hommes et des chevaux morts. Une dizaine de maisons avait brûlé et les autres étaient bien disloquées.  
Canons, obus et munitions ont été enlevés par les Allemands. Vingt deux soldats furent enterrés sur le territoire de la Commune puis regroupés au cimetière militaire de Condé-Folie. Etienne SOMMERMONT, ancien combattant de 14-18, se trouvait à Amiens dans l’intendance, sachant que sa femme et son fils avaient évacué. Il partit rejoindre son régiment à Niort (Deux-Sèvres) à pied ; il a été fait prisonnier et libéré en décembre 1940, comme ancien combattant.  
 
Source: Mairie de Grattepanche  
 
L'Equipe association Groupe National de Recherche 1939-1945  


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MessagePosté le: Dim 9 Sep - 07:02 (2012)    Sujet du message: Publicité

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